Le journal néerlandais Volkskrant a pu accéder à une évaluation interne du service des impôts. On peut y lire que la connaissance des systèmes actuellement utilisés, qui sont souvent désuets, se raréfie toujours plus. Les experts en place changent de travail ou partent tout simplement à la retraite. Les systèmes continuent de péricliter et sont donc de moins en moins suivis.

Cette observation n'est pas nouvelle. Selon le Volkskrant, la même conclusion avait précédemment déjà été tirée par l'Algemene Rekenkamer, par le contrôleur des finances nationales et par deux hauts fonctionnaires.

Qui dit plus de problèmes, dit plus d'erreurs

Les problèmes semblent surtout se manifester en interne. Plus les systèmes ICT vieilliront, moins leur maintenance sera assurée, et plus il y aura de risque que le courrier soit mal distribué et que les avertissements-extraits de rôle contiennent des erreurs. Le journal met en garde contre le fait que les systèmes ICT qui desservent des millions de Néerlandais, puissent aussi causer des problèmes à ces derniers.

Le renouvellement interviendra-t-il à temps?

Le porte-parole du service néerlandais des impôts déclare au journal Volkskrant que les systèmes ICT sont actuellement en phase de rénovation et que tout devrait être terminé d'ici 2020. Mais en juin encore, le Bureau ICT-Toetsing, qui effectue des contrôles indépendants au nom du ministère de l'intérieur, affirmait qu'il était improbable que les problèmes soient résolus à temps.

Les Pays-Bas sont généralement considérés comme un pays précurseur sur le plan technologique, y compris au niveau gouvernemental. Mais ces dernières années, cette image présente régulièrement des lézardes. En 2014 déjà, il était apparu que seuls trente pour cent des projets ICT avaient été couronnés de succès. Cela engendra du reste la création du Bureau ICT-Toetsing. La Belgique ne doit pas non plus jouer les fanfarons car chez nous aussi, des projets ICT publics peuvent capoter suite à des manquements pour le moins évidents.