Regarder la télé sur un mur blanc, jouer sur une table de la salle d'attente du dentiste ou encore laisser un Post-It. Selon Facebook, l'AR sera pour nous une nouvelle façon d'interagir avec les ordinateurs. La technologie n'est pas nouvelle, comme l'a démontré l'été dernier la brève vogue Pokémon Go. Pour beaucoup qui marchaient dans la rue en fixant sans discontinuer leur smartphone, cela tournait même à l'obsession.

Les ambitions de Facebook vont cependant plus loin que la chasse aux Pikachu. Mark Zuckerberg, le CEO de l'entreprise, envisage en fin de compte une sorte de lunettes ou de lentilles de contact plaçant une couche virtuelle par-dessus la réalité. D'abord, l'entreprise souhaite cependant utiliser l'appareil photo du GSM. "La première plate-forme de réalité augmentée à entrer dans le domaine public ne sera pas les lunettes, mais bien l'appareil photo", a affirmé Zuckerberg lors de la conférence F8. Et de montrer quelques exemples de nouveaux filtres 3D de type Snapchat. Ceux-ci peuvent identifier des personnes, des objets et d'autres éléments encore, avant de les positionner correctement les uns vis-à-vis des autres dans un espace tridimensionnel. Cela se traduit par des effets tels que des requins évoluant dans vos cornflakes ou du texte 3D apparaissant sur votre table à manger.

Zuckerberg estime qu'il s'agira à long terme d'une manière de niveler le monde. "La possibilité de disposer de lunettes ou de lentilles de contact permettant de napper la réalité de toutes sortes d'informations... signifie que nous pourrons suspendre une TV au mur moyennent une appli d'un dollar, plutôt qu'avec du matériel revenant à 500 dollars que beaucoup de gens ne pourront se payer. Ce sera une façon d'épargner pas mal d'argent en comparaison avec le hardware que vous auriez alors dû acheter", explique le CEO.

Facebook entend ainsi affronter la concurrence, telle Snapchat, qui précédemment déjà a introduit ce genre de filtres à réalité augmentée, ou Microsoft, qui est également en train de développer une plate-forme AR.