Depuis que Shell a annoncé la semaine dernière qu'elle allait installer des bornes de recharge dans ses stations-services, la guerre du 'plein électrique' a vraiment éclaté. Pour les acteurs plus modestes tels Fastned, cette annonce a en effet fait l'effet d'une bombe. La jeune entreprise néerlandaise avait installé l'année passée la toute première station de recharge européenne à La Haye, mais elle se sent à présent menacée et lésée. "En tant que fournisseur de courant, nous ne sommes pas autorisés à vendre de l'essence. Voilà pourquoi nous nous tournons vers la Justice", explique le fondateur de Fastned, Michiel Langezaal, à NOS. L'audience aura lieu dans deux semaines.

Fastned regrette aussi de ne pas être autorisée à ouvrir des boutiques dans ses stations de recharge rapide, alors que les stations-services classiques le peuvent, elles. En outre, la petite entreprise se plaint du fait que ses bornes de recharge ne soient pas encore indiquées sur les panneaux routiers.

Fastned dispose aujourd'hui de 63 stations de recharge rapide aux Pays-Bas et veut étendre son réseau en Allemagne et dans notre pays. Le fait qu'un acteur aussi important que Shell vienne à présent marcher sur ses plates-bandes, ne plaît pas du tout aux investisseurs auprès desquels l'entreprise a la semaine dernière encore récolté 3 millions d'euros.