Ce projet est l'oeuvre de T-Mobile, d'Ericsson et de l'entreprise sud-coréenne SK Telecom et a été présenté pour la première fois le mois passé. Notre rédaction a pu assister à une démonstration lors de l'événement Bosch Connected World à Berlin.

Le problème des connexions internet, aussi rapides soient-elles, c'est que leur temps de réaction (latence) augmente au fur et à mesure que la distance croît. C'est la bande passante qui conditionne surtout le téléchargement ou la diffusion (streaming). Mais la latence même augmente rapidement si l'expéditeur et le destinataire se trouvent à des centaines de kilomètres l'un de l'autre, et encore plus si le signal doit parcourir tout un hémisphère.

La 5G devrait apporter une solution à ce problème. Grâce à ce qu'on appelle le 'network slicing', un réseau physique peut être scindé virtuellement, afin de proposer par exemple un temps de réaction très court. Mais comme chaque opérateur dispose de son propre réseau, cette durée de réaction ultrarapide disparaît une fois que le signal transite par l'étranger.

Voilà pourquoi les opérateurs susmentionnés ont développé Federated 5G. C'est comme si les opérateurs cédaient ou ouvraient une partie de leur réseau à un acteur étranger. Ce dernier pourrait ensuite piloter lui-même le trafic internet, ce qui se traduirait par une moindre, voire aucune perte de vitesse. On peut considérer cette technologie comme une sorte de VPN d'un opérateur sur un réseau étranger.

T-Mobile a testé récemment cette technologie entre Bonn et un centre de conduite BMW en Corée du Sud. L'opérateur envisage notamment des applications de réalité augmentée, où un collaborateur d'une entreprise sur un continent pourrait en assister un autre en temps réel sur un autre continent. Mais il serait possible aussi de commander des robots (cf. la vidéo) sans qu'il y ait le moindre décalage dans les manipulations. T-Mobile ne continuera cependant de développer la technologie que s'il semble y avoir une demande effective du marché.

Vous en saurez plus sur la 5G et sur le trajet à suivre pour y arriver dans le prochain numéro de Data News qui paraîtra demain, le 17 mars.