Le ministère a fait part à WhatsApp de "son profond ressentiment face à de tels débordements" et exige que "des technologies adaptées" soient mises en oeuvre pour éviter la diffusion de tels messages haineux. Reste à savoir quelles mesures l'Inde envisage que WhatsApp pourrait prendre.

Dans la partie occidentale de l'Inde, cinq fermiers ont été assassinés dimanche par quelques milliers de personnes pour avoir été accusées sur WhatsApp d'enlèvement d'enfants. Et dans le nord-ouest, trois personnes ont été lynchées la semaine dernière après des accusations similaires. L'une des victimes avait été nommée par l'administration communale pour avertir la population de l'existence de telles fausses rumeurs. Début juillet, deux personnes ont été sorties de leur véhicule et rouées de coups par des habitants d'un village, tandis qu'en mai, un transgenre avait été assassiné, également suite à des rumeurs sur WhatsApp.