Les ministres des affaires étrangères des pays membres de l'UE devraient voter ce lundi une augmentation du budget alloué à la 'communication stratégique', selon la responsable des affaires étrangères de l'UE, Federica Mogherini. L'East Stratcom Task Force mise en oeuvre en 2015 se compose de quatorze collaborateurs alimentés par un réseau de plus de quatre cents experts, journalistes, ONG et cellules de réflexion.

"Nous vivons à une époque où le flux d'informations et de désinformations déborde quasiment", déclare le vice-président Frans Timmermans. "Voilà pourquoi nous devons offrir à nos citoyens les instruments leur permettant d'identifier les fausses nouvelles.''

Sondage

Pour savoir comment les citoyens se comportent vis-à-vis de cette surabondance de fausses nouvelles propagées sur internet, la Commission européenne lance un sondage public. Les citoyens, les plates-formes de médias sociaux, les pouvoirs publics, les contrôleurs de faits ('fact checkers'), les chercheurs et les instances d'actualité ont jusqu'au début de l'année prochaine pour donner leur avis. La Commission européenne veut ainsi connaître l'importance exacte du problème de la désinformation et dans quelle mesure les citoyens sont conscients que ce qui apparaît sur internet, n'est pas toujours correct. De plus, les répondants peuvent s'exprimer également sur les mesures déjà prises contre la diffusion de fausses informations. Enfin, ils peuvent fournir des conseils à la Commission sur la façon dont elle peut garantir l'accès à des informations fiables et correctes. Les candidats peuvent participer à l'enquête jusqu'au début de l'an prochain, et les résultats seront présentés au printemps 2018.

La Commission européenne a en outre décidé de constituer un groupe d'experts qui cartographiera les risques et conseillera sur la meilleure façon de combattre la désinformation. La première réunion est prévue pour janvier.