Le 'Re-scam bot', développé par l'organisme de prévention Netsafe, s'attaque aux 'spammers' et autres 'scammers' en leur faisant perdre du temps. Quiconque reçoit un courriel d'escroquerie émanant par exemple de princes nigérians ou faisant état de coffres soudainement trouvés dans des banques étrangères, peut les transférer directement à l'organisme (me@rescam.org), et le bot entamera alors une conversation avec son auteur. "Re:scam peut prendre la forme de diverses personnes, imiter de véritables comportements humains, faire preuve d'humour et même commettre des fautes grammaticales. Le bot est ainsi à même de tenir en haleine un nombre infini d'escrocs", selon Netsafe.

L'idée sous-jacente à ce projet, c'est qu'un escroc envoie et reçoive divers courriels, avant qu'il ne se rende compte que ce n'est pas vraiment une victime humaine qui est son interlocuteur. Pour l'escroc, c'est du temps perdu, pendant lequel il ne peut pas faire d'autres victimes. Une fois la conversation terminée, Re:scam fait parvenir une copie de l'échange de mails au destinataire initial, afin que ce dernier puisse les lire et vérifier jusqu'à quel point le bot a joué avec les pieds de l'escroc.