The Washington Post a pu accéder à un document du gouvernement Trump, qui aborde le sort futur de l'ISS. Ce n'est un secret pour personne que le président américain et les républicains ne sont pas les principaux défenseurs de la station spatiale. Voilà pourquoi des alternatives sont à présent envisagées.

Difficile proposition budgétaire

Il y a deux semaines, on apprenait à la lecture d'une proposition budgétaire que le gouvernement américain voulait fermer avant terme le robinet financier de l'ISS. Mais une telle proposition resta dans la gorge de nombreux politiciens et autres experts. A présent, le gouvernement a démontré dans un dossier que l'interruption de l'aide financière ne signifierait pas en soi la fin de l'ISS.

Si le soutien public s'arrêtait en 2024, des firmes aéronautiques commerciales telles SpaceX et Boeing pourraient prendre le relais, peut-on lire dans ledit dossier. Ce faisant, la pérennité du projet international, qui dure entre-temps depuis deux décennies déjà, pourrait être garantie.

Privatisation

Selon le raisonnement du gouvernement Trump, la privatisation est un choix logique dans la mesure où de nombreux acteurs commerciaux développent à présent activement des technologies destinées à emmener des astronautes vers l'ISS. Après l'interruption de la navette spatiale américaine Space Shuttle, les autorités américaines avaient déjà prévu que Boeing et SpaceX puissent reprendre le transport de personnes de et vers la station spatiale, mais des retards au sein des deux firmes avaient contraint la NASA à faire appel à des fusées russes. Si l'ISS aboutit donc d'ici quelques années dans des mains privées, les entreprises aéronautiques commerciales pourront poursuivre leurs projets.

Passage au privé

De plus, le document décrit aussi la façon dont le passage à une station spatiale commerciale pourrait se dérouler. Dans les années à venir, la NASA adaptera toujours davantage l'agenda de l'ISS à des missions commerciales. En outre, le gouvernement table sur un business plan concret de la part des repreneurs potentiels.

Il n'empêche que cette nouvelle piste de réflexion ne plaît guère non plus aux esprits critiques. Les spécialistes en aéronautique restent encore et toujours des adeptes du plan original, à savoir le soutien financier public jusqu'en 2028. Durant les prochaines semaines et les prochains mois, on connaîtra sans doute plus précisément quel sera le sort réservé à la station spatiale bien connue.