i l'on ventile les résultats en fonction de l'âge, les choses deviennent plus claires encore. La jeune génération d'informaticiens ne veut tout simplement plus être bloqué dans les embouteillages quotidiens. Et cette même génération n'exige plus de travailler à domicile ou des horaires flexibles, mais suppose qu'il s'agit là d'acquis.

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La jeune génération d'informaticiens ne veut tout simplement plus être bloqué dans les embouteillages quotidiens.

Mon travail, c'est mon laptop ! Ou plutôt, mon travail c'est l'Internet ! Alors que les nouveaux modes de travail évoquaient voici quelques années encore des bureaux paysagers ou des flexdesks, les smartphones et tablettes s'imposent désormais comme les outils de travail de base. Car d'ici 10 ans, la moitié des employés utilisera ce type d'outils, comme vous pourrez le lire par ailleurs dans ce numéro.

Reste que comme le travail devient toujours plus mobile et en hors-site, il sera toujours plus nécessaire de faire évoluer la technologie sous-jacente. Voilà qui explique en grande partie le succès grandissant d'outils collaboratifs de nouvelle génération tels que Slack qui s'appuie sur une application de chat. Pas étonnant dès lors que les géants de l'IT dévoilent leurs nouvelles solutions collaboratives. Des applications qui tournent sur n'importe quelle plate-forme : smartphone, tablette, laptop et si besoin encore sur le desktop traditionnel.

Dans le même temps, d'autres technologies sont mises sous pression. Songez notamment à l'infrastructure qui passe de l'on-premise au cloud. Ou encore aux imprimantes multifonctionnelles qui deviennent peu à peu superflues à mesure que vos collaborateurs travaillent de l'extérieur et/ou sur la route. Une tendance qui n'a pas échappé à des fournisseurs comme Ricoh, Xerox ou Konica. "Nous ne vendons plus d'imprimantes, mais des flux de travail", déclare d'ailleurs Xerox, dont l'ambition est de remettre le MFP au centre de l'activité.

En d'autres termes, le bureau vascille sur ses bases. Et nous n'évoquons même pas la déferlante de robotisation. Certes, l'informaticien belge moyen ne semble pas encore s'en inquiéter, selon notre enquête salaires. Si des emplois disparaissent, ce ne sera pas le sien. Permettez-moi toutefois ce conseil: vérifiez vos propres compétences.

Ne pensez-vous pas qu'un ordinateur, une appli ou un robot deviendra à court terme meilleur, plus rapide et moins cher? Pourquoi dès lors ne pas établir un plan de carrière et se préparer à affronter l'avenir. Si personne ne possède une boule de cristal, la meilleure garantie d'emploi consiste à enrichir ses compétences. En profitant de formations et de recyclages. Car au vu des résultats de notre enquête salaires, il reste à ce niveau pas mal de pain sur la planche. Qu'il s'agisse de formations classiques ou en ligne, pendant ou en dehors des heures de travail.

Peut-être faut-il dès lors s'inspirer de l'idée de l'auteur canadien Douglas Coupland interrogé dans notre Career Guide, à savoir de collaborer tout simplement avec les robots. Accepter que certaines tâches soient totalement automatisées et ne pas vouloir à tout prix essayer de tout combiner. "Il n'y aura plus de week-end. A l'avenir, chaque jour de travail ressemblera à un mercredi", avertit l'auteur qui prévoit dès lors moins de stress au travail.

Pas de week-end en échange de moins d'heures de travail par semaine : faut-il y voir un nouveau mode de travail ?