L'outil est constitué de plusieurs modules logiciels et matériels. "Cela va nous permettre d'être plus performants dans la recherche d'informations", explique aux journaux la porte-parole de la Sûreté de l'État, Ingrid Van Daele. "En substance, ce programme accomplit les mêmes tâches que celles effectuées manuellement par notre personnel : filtrer le trafic sur les médias sociaux et en extraire des informations. Nous pouvons dorénavant automatiser ces tâches, à grande échelle."

En plus de scruter l'internet "ordinaire", l'outil est capable d'analyser le "deep web" et le "dark web". Le "deep web" abrite des sites non indexés par les moteurs de recherche tels que Google. Le "dark web" va encore plus loin : pour consulter ces sites, il faut impérativement utiliser un navigateur spécial.

L'outil va également être utilisé par la police fédérale. L'autorisation d'achat initiale a été obtenue en août 2016, quelques mois après les attentats de Zaventem et Bruxelles. (Belga)