Porter explique à L'Echo qu'en plus des 1,3 milliard d'euros, Telenet investirait aussi 300 autres millions dans le réseau de l'opérateur télécom. En outre, l'entreprise mettrait en oeuvre un comité consultatif se composant de politiciens. Telenet vient précisément de mettre fin à son propre comité consultatif après un scandale. En Wallonie, un tel comité veillerait à ce que la gent politique du sud du pays ait son mot à dire sur le cap suivi par l'entreprise.

VOO est actuellement la propriété de Brutélé et Nethys, qui insistent sur le fait que l'opérateur télécom n'est pas à vendre. Il n'y a du reste pas que Telenet qui s'y intéresse, puisqu'Orange avait précédemment déjà aussi tâté prudemment le terrain.

Avec sa proposition d'1,3 milliard, Porter ne ciblerait par ailleurs pas le réseau bruxellois de Brutélé (lequel est évalué à 300 millions d'euros supplémentaires).

Si ce rachat devait échouer, Porter envisage éventuellement de prendre le réseau de VOO en leasing. VOO et Telenet collaborent depuis assez longtemps déjà et ont conclu notamment un accord de coopération, par lequel VOO achète des services mobiles chez Telenet.

Telenet tente depuis quelque temps d'étendre son fonctionnement à toute la Belgique. L'entreprise, dont le siège se situe à Malines, se distingue surtout en Flandre, où elle loue aussi un tiers de l'infrastructure qu'elle utilise.