Le week-end dernier, un suspect a été appréhendé par la police chinoise lors d'un concert de Jacky Cheung. L'homme de 31 ans était recherché depuis quelque temps déjà pour 'des délits économiques' et fut très surpris d'être arrêté à cet endroit. Il ne pensait pas être aussi rapidement identifié dans une foule de 60.000 personnes.

Ce n'est pas la première fois que la police chinoise arrête quelqu'un sur base de la reconnaissance faciale. En août 2017, elle avait ainsi réussi à intercepter 25 suspects lors d'un festival.

Actuellement, la Chine est le numéro un mondial dans le domaine de la surveillance par caméras. On estime que dans ce pays, quelque 170 millions de caméras de surveillance seraient déjà installées, la plupart équipées de la technologie AI de reconnaissance faciale. Dans les trois ans à venir, 400 millions de nouvelles caméras devraient venir s'y ajouter.

'Creditscore'

Même si de nombreuses personnes ne voient que des avantages dans la détection des criminels, il ne faut pour autant pas sous-estimer les inconvénients de ces caméras. Le réseau de caméras n'est en effet pas uniquement utilisé pour repérer des malfaiteurs, mais aussi pour surveiller tous les citoyens. Quiconque se parque incorrectement, traverse la rue en dehors du passage pour piétons ou effectue un déversement illégal à proximité d'une caméra de surveillance, peut se voir infliger rapidement une amende par mail. En cas de refus de payer celle-ci, la personne se voit pénaliser au niveau de son 'creditscore' (un système qui attribue des points à chaque citoyen).

En Chine, avoir un creditscore trop faible peut avoir de sérieuses conséquences, comme être interdit de circuler dans les transports publics, se voir imposer des vitesses internet plus lentes, voire être délaissé sur le marché du travail.