Telegram est un service de communication qui a été créé par le Russe Pavel Doerov et qui compte 200 millions d'utilisateurs dans le monde, dont un peu moins de 10 millions en Russie. En Belgique, 1,7 pour cent d'utilisateurs recourt à cette appli de messagerie. Les messages qui sont envoyés via ce programme, sont cryptés, ce qui fait que les services de renseignements ne peuvent les lire. Il en résulte que des organisations terroristes notamment utilisent l'application.

Les autorités russes avaient exigé pour le 20 mars qu'on leur remette le code permettant de déchiffrer les messages expédiés, mais Telegram a refusé d'accéder à cette demande. Pavel Doerov a expliqué sur Twitter qu'il veut protéger les libertés de ses utilisateurs. Pour l'avocat de l'entreprise, il n'était pratiquement pas possible de répondre à la demande des autorités russes, parce que le cryptage s'effectue d'une manière particulièrement complexe, ce qui fait que le service de communication n'a lui-même pas accès à tous les messages.

Lors du jugement rendu ce vendredi, aucun représentant de Telegram n'était présent. Le service de communication avait précédemment déjà indiqué clairement ne pas vouloir participer à une 'farce'. Selon son avocat, Pavel Tshikov, la décision prise démontre "une fois de plus que la justice sert les intérêts du pouvoir".

Le régulateur Roskomnadzor, qui avait intenté ce procès la semaine dernière, a signalé que la décision du tribunal serait exécutée 'séance tenante'.