Lentement mais sûrement, les pièces du puzzle de la 'maison intelligente' se mettent en place sur un marché estimé par Statista à 31,4 milliards de dollars aujourd'hui, un chiffre qui devrait grimper à 53,45 milliards de dollars d'ici 2020. Un nombre croissant de fabricants proposent des composants automatisés destinés aux maisons. Dernier en date, le fabricant de fenêtres de toit Velux qui collabore avec la française Netatmo pour présenter un système intelligent basé sur des capteurs.

En pratique les fenêtes de toit s'ouvrent et se ferment de manière complètement automatique sur base des données enregistrées par des capteurs : données sur la température, l'humidité et le niveau de CO2. Ces données concernant l'intérieur ainsi que les données météorologiques extérieures sont traitées dans une passerelle, tandis que les algorithmes générés calculent si la fenêtre peut être ouverte ou fermée. Il en va de même pour les stores et volets connectés au système.

De nombreux fournisseurs ne disposent pas en interne de l'expertise nécessaire et font donc appel à des partenaires technologiques qui maîtrisent déjà le domaine de l'internet des objets (IoT) et des capteurs. C'est le cas de Velux qui s'est associé à Netatmo, une société française qui a dans un premier temps lancé des thermostats intelligents, mais se tourne désormais aussi vers les stations météo connectées, les caméras domestiques intérieures et extérieures ainsi que le contrôle de la qualité de l'air intérieur (Healthy Home Coach). La solution 'Velux Active with Netatmo' avec réglage climatique est commercialisée au prix de 250 euros.

Netatmo a été fondée à Paris en 2011 et possède toujours son siège central en France. En novembre 2015, Netatmo a réalisé un tour de table financier série B de 30 millions d'euros, après avoir déjà récolté 4,5 millions d'euros en 2013. Depuis peu, l'entreprise cible à nouveau le marché belge.