Les indépendants connaissent ce scénario : on souhaite s'inscrire rapidement à un espace de coworking, mais il faut remplir une tonne de formulaires et s'engager à venir au moins quelques fois par mois. Alors pourquoi pas un café ? Votre comptable va faire grise mine en découvrant la pile de tickets de boissons. Sans parler du tenancier qui vous met la pression pour que vous consommiez suffisamment. "Que de tracas", déplore Carlo Wolny de D.Work. "Ça devrait être beaucoup plus simple, non ?"

La solution de D.Work : une app qui gère le tout par voie numérique. De l'inscription à la facture. "Vous remplissez vos données une fois pour toutes et, à partir de là, vous pouvez vous inscrire, effectuer une réservation et régler la note pour n'importe quel espace de travail présent dans notre système. À la fin du mois, il vous suffit d'imprimer un récapitulatif des frais pour votre comptabilité. À la recherche d'un endroit où travailler ? L'app vous fournit toutes les possibilités pour un secteur donné".

Un café par heure

Ces derniers mois, le MVP de D.Work a été testé dans une quinzaine de cafés et espaces de travail bruxellois, à la grande satisfaction de tous. "Les patrons de café peuvent désormais obtenir une contrepartie des clients qui passent du temps dans leur établissement : consommer un café par heure, par exemple. Les quelque deux cents indépendants qui ont participé au test ont été ravis de la flexibilité offerte par l'application. Sans trop de chichis et de préparation, ils ont pu s'installer à un endroit, y travailler et en repartir."

D.Work est prêt à commercialiser son produit après l'été. La start-up recherche donc activement des clients de part et d'autre. "Nous nous rendons en personne dans les espaces de travail potentiels pour y expliquer notre concept, indique Carlo Wolny, et ça fait mouche. Jusqu'à présent, nous n'avons essuyé aucun refus de la part de ceux qui nous ont accordé un entretien. Pour convaincre les utilisateurs finaux, c'est-à-dire les indépendants, nous misons tout sur les réseaux sociaux. C'est ainsi que nous souhaitons nous faire connaître et mettre en avant ce que nous pouvons leur apporter."

Propre monnaie

"Ce volet social est une couche que D.Work souhaite ajouter à l'application, explique Carlo Wolny. D'ici la fin de l'année, nous souhaitons que l'app réunisse une véritable communauté d'indépendants. C'est pourquoi nous voulons également introduire notre propre monnaie qui pourra être échangée en interne contre de petites faveurs. Prenez par exemple une start-up qui a besoin des services d'un graphiste. Il lui suffira de passer par D.Work. C'est ainsi que nous souhaitons stimuler la collaboration."

Pour développer D.Work, Carlo Wolny et ses trois cofondateurs n'ont investi que 15 000 euros, mais beaucoup d'énergie. Le modèle économique consistant à prélever un pourcentage sur chaque transaction effectuée dans l'app est certes une source de revenus, mais un investissement supplémentaire est à présent nécessaire. "Nous avons un instant envisagé une Initial Coin Offering, mais compte tenu du caractère instable et non réglementé de ce système, nous y avons renoncé. Finalement, notre monnaie est davantage un système de fidélité ne nécessitant aucun apport de capital. Nous cherchons désormais de nouveaux capitaux par l'intermédiaire de Business Angels, mais nous n'en sommes qu'aux prémices de la discussion."

D.Work

Siège social : Bruxelles

Nombre d'associés : 3

À la recherche de nouveaux capitaux ? Oui, entretiens en cours avec des Business Angels.

Site Web : www.dwork.io