L'idée sous-jacente au service de diffusion, c'est que l'utilisateur ne doive pas, comme c'est le cas pour l'instant, acquérir du matériel coûteux comme un puissant PC ou une console pour faire tourner les jeux vidéo toujours plus sophistiqués sur le plan graphique. Le travail de calcul assez intensif s'effectuerait lors de la diffusion dans le nuage, alors que l'utilisateur pourrait faire tourner les jeux sur un appareil allégé ne recevant que les images et transférant l'input de l'utilisateur.

Il s'agit là d'un concept, qui est expérimenté depuis assez longtemps déjà, sans jamais avoir vraiment percé jusqu'ici. Pensons par exemple à OnLive, un service de diffusion de jeux dans lequel l'ex-Belgacom avait aussi investi. Ce service fit faillite, et la technologie est aujourd'hui la propriété de Sony.

Ces derniers temps, l'idée a toutefois refait surface. Sony a intégré la technologie OnLive dans son service PlayStation Now, qui permet aux joueurs de télécharger ou de diffuser des jeux. Google a entre-temps conclu une collaboration avec Ubisoft en vue de faire tourner le jeu Assassin's Creed Oddyssey dans le navigateur Chrome. De son côté, Microsoft prépare aussi un service de diffusion pour sa console Xbox.

Pour en revenir à Amazon, ce n'est pas la première fois que l'entreprise est active dans le secteur des jeux. Elle dispose notamment de son propre studio de jeux et est propriétaire de Twitch, le service de diffusion vidéo immensément populaire auprès des joueurs.