Après qu'Amazon ait précédemment déjà mis en doute l'article évoquant des actes d'espionnage chinois au sein d'entreprises technologiques américaines, voici qu'Apple sort à présent un nouveau communiqué. Dans des termes très clairs, le géant technologique remet en cause l'ensemble de l'article de Bloomberg. "Apple n'a jamais trouvé de puces mal intentionnées, de manipulations de hardware ou de failles sciemment prévues dans un serveur. Apple n'a jamais eu non plus de contact avec le FBI ou avec un autre service gouvernemental à propos d'un incident de ce genre. Nous ne sommes pas au courant d'une quelconque enquête de la part du FBI", peut-on lire dans le communiqué.

17 sources anonymes

Apple ajoute que l'année dernière - car la préparation de l'article de Bloomberg ne date pas d'hier -, "avoir à plusieurs reprises réfuté quasiment chaque aspect dudit article au moyen de faits précis" et ce, de manière explicite. Dans leur vision des choses, Apple et Amazon sont aujourd'hui soutenues publiquement par le ministère américain de la sécurité nationale (Homeland Security) et par le service secret britanniques GCHQ.

Par ailleurs, l'agence Bloomberg a une très solide réputation à défendre. Ses journalistes d'investigation ont travaillé une année durant sur cet article et ont effectué, à les entendre, plus de 100 interviews. Dix-sept sources au sein des entreprises concernées et d'institutions publiques auraient confirmé la teneur de l'article à Bloomberg, qui a donc au début de cette semaine fait la une de Businessweek. Le gros problème, c'est qu'il s'agit de sources qui veulent garder l'anonymat.

De deux choses l'une à présent: Bloomberg a-t-elle été (sciemment) menée en bateau ou Apple et Amazon mentent-elles? Il n'y a pas encore de réponse formelle à cette question. Il n'en reste pas moins vrai que la pression s'accroît sur Bloomberg, afin qu'elle apporte la preuve de ce qu'elle avance. Affaire à suivre sans aucun doute.