Le nombre de publicités supprimées est inférieur à celui de 2017, lorsque Google retira au niveau mondial plus de 3,2 milliards d'annonces de son réseau, mais il est sensiblement supérieur à ceux des années précédentes. "La situation idéale serait de ne pas avoir de publicités nuisibles. Je ne sais pas combien de 'bad ads' parviennent cependant encore à passer entre les mailles du filet, ni même s'il s'agit du somment de l'iceberg ou non. Nous espérons en tout cas pouvoir résoudre tôt ou tard cette problématique'', déclare Mark Howe, directeur de la publicité chez Google Europe.

Google combat les publicités pernicieuses en poursuivant aussi leurs auteurs. C'est ainsi qu'1 million de comptes ont été bloqués en 2018, ce qui est quasiment deux fois plus que l'année précédente. Les personnes détenant ces comptes ne peuvent absolument plus insérer d'annonces. L'entreprise ne révèle pas le dommage financier qu'elle subit en supprimant ces publicités.

Cinq longueurs d'avance

Les sites et applis sont également la cible de Google, s'ils ou si elles ne respectent pas les règles. C'est ainsi que 28 millions de pages et 1,5 million d'applis ne peuvent plus insérer d'annonces via le programme publicitaire de Google. Il est question notamment de sites affichant des 'fake news' (fausses nouvelles) ou du contenu haineux. Leurs auteurs n'engrangent ainsi aucune rentrée.

Google utilise l'intelligence automatique pour identifier les publicités suspectes. L'entreprise refuse cependant de dévoiler à quoi ces détecteurs intelligents prêtent attention et quand une annonce est jugée nuisible. Howe: "C'est un combat permanent, et nous souhaitons garder cinq longueurs d'avance sur les auteurs. Si nous révélons comment nous pratiquons, ils trouveront une façon d'abuser du système.''

Les auteurs de ce genre d'annonces adoptent des tendances toujours plus nouvelles. C'est ainsi que l'année dernière, beaucoup d'annonces portèrent sur l'argent virtuel. Howe ne souhaite toutefois pas parler des tendances à venir: "Je voudrais disposer d'une boule de cristal. Mais si nous évoquons les tendances qui se dessinent, nous risquons d'inciter davantage de personnes mal intentionnées à les exploiter.''