Selon la législation européenne, il est interdit d'exporter de l'équipement électronique désuet vers les pays en voie de développement. Ces produits peuvent en effet s'avérer nocifs pour la population locale, ce que veut éviter l'Europe. D'une nouvelle enquête de BAN, il apparaît à présent que cette interdiction n'est pas toujours respectée.

BAN a dissimulé un traceur GPS dans 314 ordinateurs, imprimantes et écrans inutilisables, avant de les ramener dans des magasins multimédias agréés dans 10 pays différents de l'Union européenne, dont la Belgique, l'Autriche et la Grande-Bretagne. Grâce au traceur GPS, l'ONG a pu suivre les appareils jusqu'à leur destination finale.

Dix-neuf d'entre eux ont été exportés hors des pays susmentionnés, dont onze vers des pays en voie de développement. C'est la Grande-Bretagne qui en a exporté le plus, alors que la Belgique n'a exporté qu'un écran, mais au sein de l'Europe.

Ces chiffres ne semblent peut-être pas très parlants, mais selon l'enquête, cela fait plus qu'on pourrait penser sur une base annuelle. Selon une estimation, quelque 400.000 tonnes de déchets électriques seraient exportées par an, de quoi remplir 8.000 containers de fret.

Les enquêteurs se préoccupent du changement de mentalité en Europe. En principe, selon la législation en vigueur dans l'UE, aucun produit électronique ne peut être exporté vers les pays en voie de développement, s'il ne fonctionne plus. Les produits, qui pourraient encore être réparés, passent cependant entre les mailles du filet et ne sont par définition pas illégaux.

Pour en savoir plus, consultez ici le rapport de BAN.