Selon l'agence de presse Reuters, l'UE est en train d'envoyer un questionnaire aux concurrents de Google, afin de vérifier si la position de force occupée par cette dernière leur porte préjudice. Le but est aussi de savoir s'ils ont été impactés par les grands changements apportés à l'algorithme ou par l'introduction d'éléments tels Local Universal (publicités hôtelières) ou One Box (un outil servant à améliorer la visibilité dans Google Search).

La plainte, selon laquelle Google abuserait de sa position dominante, émane notamment de l'appli d'avis d'utilisateurs et de recommandations sur les restaurants Yelp et d'autres concurrents dans les segments du voyage et de l'horeca de services de recherche.

Actuellement, il ne s'agit encore que d'une phase préliminaire, ce qui signifie que cela pourrait encore prendre des mois, voire plus d'un an avant qu'une condamnation effective puisse être prononcée. Mais c'est en tout cas déjà la quatrième affaire antitrust (potentielle) ciblant Google en Europe.

Précédemment déjà, l'entreprise fut en effet condamnée pour avoir avantagé ses propres annonces commerciales, alors qu'il y a quelques mois, elle se vit infliger une amende pour la position dominante d'Android, ou plus exactement pour le fait que Google pouvait ainsi coupler ses propres applis à Android. Le montant de ces deux amendes atteignit les 6,76 milliards d'euros. Enfin, il y a également une troisième affaire en cours à propos d'AdSense, mais qui n'a pas encore été jugée.