En juillet, le gouvernement fédéral annonçait qu'une partie des fréquences mobiles serait réservée l'année prochaine à un quatrième opérateur télécom. Demain mercredi, un comité de concertation entre les autorités fédérales et les gouvernements des régions se penchera précisément sur la venue de ce quatrième acteur sur le marché télécom.

Au nom du gouvernement bruxellois, Didier Gosuin y donnera un avis négatif sur le sujet. Selon le ministre bruxellois de l'économie et du travail, cette arrivée impactera directement l'environnement. Gosuin demande par conséquent au gouvernement fédéral de ne pas prendre de décision dans ce dossier sans avoir effectué des études préalables sur cet impact.

Normes de rayonnement

Le mois dernier, le gouvernement bruxellois et les trois opérateurs télécoms se sont mis d'accord sur un assouplissement des normes de rayonnement dans la Région de Bruxelles-Capitale. Celles-ci ont été fixées à 14,5 Volts par mètre à l'extérieur et à 9 Volts par mètre à l'intérieur des bâtiments, ce qui est tout juste suffisant pour permettre le déploiement d'un réseau 5G.

Selon Gosuin, la présence d'un quatrième opérateur télécom accroîtra la pression en vue de revoir à nouveau les normes de rayonnement à la hausse. "Il est évident que l'arrivée d'un quatrième opérateur compliquera fortement le maintien des normes de rayonnement à Bruxelles", affirme Gosuin. Il pense que cela pourrait remettre aussi en question la "position de précurseur" de Bruxelles sur le plan des normes GSM. Et d'ajouter que le nombre d'antennes augmentera également.

Le ministre bruxellois se pose aussi des questions sur la nécessité d'une consommation galopante: "Le gouvernement fédéral ferait mieux d'inciter les opérateurs télécoms à consacrer une partie de leur budget à la formation et à la sensibilisation pour une utilisation responsable des nouveaux moyens de communication incitant à consommer."